Pluies torrentielles sur Montréal | Se sortir la tête de la cuvette

Stéphanie Grammond La Presse - La Presse - 15/07
Et ça continue, encore et encore. Toujours le même triste refrain. Depuis le déluge de dimanche, des citoyens pataugent dans leur sous-sol, alors qu’ils venaient à peine de ranger leurs outils pour réparer les dégâts de l’inondation précédente.

Et ça continue, encore et encore. Toujours le même triste refrain. Depuis le déluge de dimanche, des citoyens pataugent dans leur sous-sol, alors qu’ils venaient à peine de ranger leurs outils pour réparer les dégâts de l’inondation précédente.

Publié à 5 h 00

On ne parle pas de maisons installées au bord de l’eau, où le risque est relativement prévisible, mais de résidences construites dans des zones de la ville où l’eau s’écoule lorsqu’il y a des pluies diluviennes, un phénomène plus insidieux.

Les villes connaissent ces zones cuvettes. Mais elles se mettent la tête dans le sable. Et les résidants en paient le prix.

À Montréal, plus du quart (27,5 %) du territoire se trouve dans une cuvette, a révélé un excellent dossier de notre collègue Isabelle Ducas, publié en mai dernier1.

Dans certains secteurs, c’est encore pire. Presque la moitié des propriétés sont touchées à Anjou (48,3 %), à Verdun (46,4 %) ou encore à Montréal-Nord (41,7 %).

Le malheur, c’est que beaucoup de résidants ne ...
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